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La culture ne sert à rien : l'étroitesse humaine.

Par Sawso :: 20/04/2010 à 01:51 :: Général



La culture ne sert à rien.

Essai sur l'étroitesse humaine.


***


1:. Je suis en bas de l'échelle spirituelle et je m'y plais.

"Mais Jon pourquoi, mais pourquoi? t'es-il donc si difficile, Jon, d'être comme tous les autres membres de la communauté? [...] Si étudier est pour toi un tel besoin, alors étudie tout ce qui concerne notre nourriture et les façons de se la procurer[...] N'oublies jamais que la seule raison du vol est de se procurer à manger."
Richard BACH in Jonathan Livingston le Goêland.

   Vous devez connaitre une de ces personnes dans votre entourage professionnel ou personnel (on ne choisit pas toujours ses amis). Une personne bête et passable, méchante par bêtise ou ignorance, qui se complait dans sa condition, brute et vulgaire, chichement acquise. Une de ces personnes pour qui l'intelligence et l'élévation culturelle sont une abomination, qui croit vous insulter en vous traitant d'intello lorsque vous avez un livre en main, ou qui vous traite de lèche bottes lorsque vous posez des questions au professeur ou vous intéressez à quelque chose auprès de quelqu'un. Une de ces personnes pour qui connaitre ou apprendre, découvrir, rêver, imaginer sont autant de concepts impensables voire terrorisants.

   Une personne qui se croit normale parce qu'elle ne s'occupe que de ce qui la soucie au jour le jour : manger, s'amuser, dormir, etc. Qui vous diabolise parce qu'elle vous croit plus savant, et trouve anormal que vous vous cultiviez. Une personne pour qui apprendre est une perte de temps et qui préfère se laissez choir dans une oisiveté autant improductive qu'inutile. Car ces personnes ne savent même pas apprécier l'oisiveté.

   Avez vous déjà subit le comportement de tels énergumènes? Je dis bien "subir", par côtoyer ces gens, surtout lorsqu'on nous les impose, est loin d'être une sinécure : peu de reconnaissance pour beaucoup de défauts et de méchanceté qu'on nous balance sans scrupules à la figure. Les avez vous déjà étudiés? Comportez vous normalement, ne vous occupez pas d'eux, restez neutre, et ils vous railleront, se mettant parfois à plusieurs, pour essayer d'attirer votre attention et de vous atteindre moralement. Essayerez vous de communiquer, de les intéresser à la culture, ils la dénigreront, prétextant que ça ne sert à rien, et se concentreront sur des sujets bien plus vitaux à leurs yeux tels que le championnat de foot en cours ou leur prochain repas. Essayerez vous de les reprendre sur une de leur faute et de leur enseigner ce qui est juste, ils chercheront par mille détours fallacieux à vous prouver que vous avez tord, que ce qu'ils font ou disent, "tout le monde fait pareil, donc c'est bon", que vous êtes trop cultivé et cherchez la petite bête, et chercheront par tout moyen à avoir raison, quitte à hausser le ton de la voix, à vous dénigrer ou à s'imposer par la force.



***



2:. L'inculture, ou la souffrance des hommes.


"Son unique chagrin il ne le devait pas à la solitude [...] mais au fait que les autres se refusaient à ouvrir les yeux et à voir !"
Richard BACH in Jonathan Livingston le Goêland.

   L'imbécile donc est cruel, car il reproche sa culture à son congénère. Il le raille, le blesse, l'exclue. Mais cette solitude n'est rien en effet. Que sont moqueries, insultes et messes basses? Juste le tumulte de l'air, un peu plus de désordre dans la vie quotidienne. Mais quelle est donc cette douleur morale que je ressens à parler à des gens butés qui se complaisent dans leur médiocrité? Est-ce de la pitié que je ressens, alors que j'essaye de m'élever, à les voir rester bêtement sur la berge, et refuser de quitter les sentiers battus? Je souffre car je suis un homme, et que ces hommes ne veulent pas se réaliser en tant que tels.
   Mais au fond de moi, après mure réflexion, je pardonne à ceux qui veulent m'offenser, car je ressens leur douleur, encore plus profonde que la mienne. Je sens que leur méchanceté est un mur, construit par défaut, pour cacher misère spirituelle, ignorance et étroitesse d'esprit.



***



3:. La culture ; pourquoi?

"Il faut cultiver son jardin.'
Voltaire in Candide.


   Mettons de côté dans cette citation les critiques contre la religion (le jardin d'Eden sur Terre vu au début du roman) et contre la métaphysique (incarnée par le philosophe Pangloss tout au long du livre). Rappelons nous aussi que la spiritualité n'est pas l'apanage de Dieu, mais qu'elle passe par le développement de la conscience, la vertu, l'exercice de la bonté, la construction de sa personnalité, la mise en lumière de ses forces psychologiques et morales, etc. C'est donc bien de spiritualité dont je parle en analysant cette phrase. Car si Voltaire a écrit ceci avec des idées propres à son époque, rien ne m'empêche de me l'approprier avec une lecture plus contemporaine tout en lui accordant un sens humaniste et universel.

   Comment donc peut-on comprendre ceci?

      3a:. Le devoir de l'homme.
   En premier lieu soulignons le verbe utilisé : "falloir". Je trouve personnellement que ce verbe perd de son sens dans la langue courante, il est servi à toutes les sauces, surtout les plus légères. Il exprime pourtant une nécessité. A croire que si l'Homme ne cultive pas son jardin, il ne sera pas Homme. Existe t-il donc une échelle? De l'homme vil et bas, l'homme presque animal à l'homme élevé et cultivé? Sans émettre de jugement de valeur sur les individus, nous pouvons tout de même reconnaitre que le quotidien de l'homme est d'apprendre : marcher, parler, s'exprimer, comprendre son environnement direct, son histoire, connaitre ses racines. Certains, que je dénonçais en première partie, se contentent des bases, sans éprouver le désir d'aller plus loin. Mais cette phrase, aussi chargée de sens qu'elle est courte, met en avant le devoir de l'Homme envers lui même : s'améliorer au travers de la culture.

      3b:. Cultiver son jardin.
   Cela revient à dire : le travailler pour l'embellir, cultiver la terre, planter les graines, faire pousser les plantes qui donneront fleurs et fruits. Ces deux derniers apporteront satisfaction et bonheur au cultivateur. S'il n'est pas possible de reproduire le jardin d'Eden sur Terre, il n'est pas non plus possible d'atteindre l'Eden spirituel. Mais l'Homme peut y travailler, construire son bonheur, matériel et spirituel. Car si on doit dissocier les deux (le bonheur matériel n'apportant pas le bonheur spirituel, et vise versa), il ne faut pas non plus en négliger un. Trop privilégier un plaisir au détriment de l'autre n'est pas humain. L'individu doit vivre dans l'équilibre : atteindre la sagesse n'est qu'un idéal, mais y tendre en contrôlant ses passions matérielles et en développant ses aspirations spirituelles en est peut être un chemin intéressant.

      3c:. Changer la société ou, que faut-il cultiver?
   Je ne suis pas un exemple, je ne suis pas meilleur qu'un autre. Je suis peut être un imbécile comparé à toi, lecteur. D'ailleurs, avoir la prétention de chercher à me cultiver ou à comprendre ce qui m'entoure ne me donne sans doute pas le droit de vouloir changer ceux qui ne font pas ces efforts. Comment les changer? De quel droit leur imposer le changement ou la façon de changer? J'ai moi même refusé de suivre un quelconque dogme à la lettre, ou refusé qu'on m'impose ma façon de penser. Pour être qui je suis ce jour, j'ai pioché de ci de là ce qui me plaisait, ce qui me paraissait bon. J'ai même parfait ma notion du bon par rapport à ce que l'éducation, l'enseignement et la vie m'ont appris. Et ce perfectionnement, pour quelque chose que ce soit, durera toute ma vie.
   Je ne peux, ni toi, imposer ma façon de penser, ma volonté de culture. Je ne peux être un exemple à recopier, mais faire en sorte de cultiver mon jardin, c'est à dire ma culture, mon comportement, mon bonheur spirituel et matériel, afin que mon voisin vienne y piocher les idées qui l'intéresseront. Je ne peux pas, d'un point de vue éthique, changer la société quand bien même j'en aurais les possibilités matérielles ou intellectuelles. Mais je peux faire en sorte que ma quête d'accomplissement, mon amélioration morale, spirituelle et psychologique soit un déclic pour autrui.
   Comme le décrit B. WERBER dans son "Livre du Voyage", affrontez un système de face, cela lui donnera de l'importance et de la puissance, le poussant à se camper sur ses positions et à refuser tout changement. Mais montrez lui un autre exemple, proposez lui l'innovation, il sera surpris, étonné, intéressé.



***




"Brutalité policière : un clandestin battu à mort aujourd'hui."

Par Sawso :: 29/03/2010 à 23:48 :: Général

Lundi 29 Mars 2010.
Extraits choisis de la Main Courante de l'Hôtel de Police X, par votre très dévoué Sawso.

16:10 : N'ayant pas pris de badge annuel Euro Disney pour l'année en cours, j'apprécié la visite au poste de Mickey Mouse en personne.

19:25 : N'ayant pas de nouvelles de Mickey depuis plus de trois heures, je suis heureux de le revoir traversant le hall d'accueil du public, en direction de l'Unité de Police de Quartier.

19:35 : Prenant un café en compagnie de Sophie, de l'UPQ, remarquons la présence de Mickey au distributeur. Décidons d'évincer l'indésirable. Un accident de cône de Lubeck aura eu raison du rongeur. Exit Mickey Mouse (Gertrude pour les fonctionnaires de l'UPQ).
Moralité : toujours faire attention lorsqu'on laisse une femme jouer avec son cône.

20:17 : Une petite souris, triste et seule, est à la recherche de Mickey au poste. Sentant peser sur moi la culpabilité de la mort de Mickey, en tant que co-auteur du meurtre accidentel, je décide de laisser la vie sauve à la petite sœur de Mickey.

[---]

Là je m'attends à ce qu'un officier au pire me fasse des remontrances qui me passeront bien évidemment à 1000 mètres au dessus de la tête. Au mieux il me demandera d'aller consulter un psychologue... je ne demande que ça moi, consulter ma psy personnelle, et que ça soit remboursé par la sécu, comme ça on pourra se faire des voyages sympas :) (bisou ma chérie !)








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